Jeanne Damas aime à le rappeler : Rouje est une histoire de femmes. Des chemins qui se croisent, des dialogues qui inspirent, des idées qui restent. Au fil de ces portraits, elle donne la parole aux figures féminines dont le parcours l’interpelle. Découvrez sa rencontre avec Awa Cissé.

Bonjour Awa ! Je suis ravie de te rencontrer, ça fait quelques mois que l’on se parle sur Instagram. Je suis contente que l’on puisse se rencontrer en vrai !
Je sais donc que tu as deux casquettes, est-ce que tu peux m’en dire plus sur ton activité principale dans les ressources humaines ?

J’ai un fort attrait pour le social, l’humain a toujours été très important pour moi et j’aime beaucoup la psychologie. J’ai été très inspirée par ma belle sœur qui travaillait dans un grand groupe, et qui était responsable du recrutement pour une marque de beauté. C’est elle qui m’a donné le goût pour ce métier et qui m’a entraînée dans cette voie.
Pendant mes études, j’ai commencé en alternance pour d’un site de rencontre, ensuite j’ai travaillé dans la mode streetwear. J’ai toujours travaillé dans des boîtes à taille humaine, j’ai développé mes compétences autour des RH, et autour de divers sujets qui me tiennent à cœur comme l’inclusivité.

C’était une volonté de toujours, cette spécialisation ?

Non, je me suis spécialisée là-dedans dernièrement, pour inclure davantage les personnes habituellement discriminées dans l’emploi : je cherche à leur donner toutes leurs chances.

Ça donne encore plus de sens au métier de RH. Il y a une demande des patrons sur ces sujets d’inclusivité ?

Oui, ce sont clairement des demandes qui viennent de la Direction, et j’ai toujours travaillé dans des boîtes ouvertes à ce genre de sujets. Aujourd’hui je travaille pour une marque familiale dans la street food haut de gamme. Je m’occupe de recruter les équipes terrain et siège, tout en veillant à favoriser au maximum l’inclusivité.

Et tout ça, à côté d’autres projets ! Est-ce que tu peux m’en dire plus sur ce que tu fais avec La Razzia ?

On a monté ça en 2017 avec mon compagnon, ce sont des pop-up stores de produits vintage : accessoires, maison, meubles, mode etc.
On a cherché à créer une ambiance immersive qui faisait voyager les gens vers une autre époque. On a commencé dans le 10e, on montait tout tout seuls, on chinait tout personnellement et on triait les pièces une par une, en parallèle de nos boulots ! Ça a bien marché dès les débuts. Pourtant, on a communiqué uniquement sur Instagram, et grâce au bouche à oreille on a eu environ 600 visites sur un week-end. Les gens étaient très intéressés par notre sélection de vêtements, avec une identité très années 70. Que ce soit pour les vêtements choisis ou la déco, on créait vraiment un set qui faisait voyager vers les années 70. En 2 ans on a fait 2 pop-up stores, celui qui a le mieux marché c’est celui qu’on a fait quai de Jemmapes, sur le canal St Martin.
On a fait des partenariats avec de jeunes créateurs, et notamment avec un copain qui vit à L.A. qui est spécialisé dans le vintage. Il est venu avec tout son stock et a fait un partenariat avec La Razzia.
Maintenant mon copain se spécialise plus dans le set design pour des marques, des pop up en grands magasins, des sorties de collection.

C’est génial, c’est bien de faire ça à deux. Justement, là nous sommes chez lui ?

Oui, dans son appartement à Belleville. Moi j’ai un petit studio dans le 17e arrondissement mais je passe beaucoup de temps ici et j’adore la lumière qu’il y a. Mon copain a bien voulu qu’on puisse filmer l’épisode ici :)

Son appartement est très beau ! Et toi, quel est ton parcours géographique ? Tu as toujours vécu dans le coin ?

Je suis née dans le 95, en banlieue nord de Paris, à Saint Ouen l’Aumône. J’ai toujours vécu là-bas puis j’ai déménagé pour mes études. J’ai toujours aimé Paris et j’ai toujours été attirée par Paris.

Tu voyais Paris comment en étant juste à côté ? Est-ce que la ville symbolisait quelque chose ?

Pour moi c’était la ville des opportunités, un art de vivre. Clairement je savais depuis très jeune que je voulais habiter à paris, J’habitais dans le 95 et très jeune je venais à paris avec mes copines. On allait à Châtelet, dans le Marais, beaucoup vers République.
J’ai déménagé pour mon M2 en RH, pour cette alternance dans un site de rencontre, et je me suis dit que c’était le moment de déménager.
Mon école et mon entreprise étaient là, donc je me suis installée ici, j’y habite depuis 8 ans maintenant.
Ensuite je me suis fait beaucoup d’amis ici, de l’époque où j’allais beaucoup dans les clubs, dans lesquels je vais beaucoup moins maintenant… Même avant le confinement !

Quel effet a eu ce confinement sur toi ? Beaucoup de Parisiens ont pensé à déménager - ou l’ont vraiment fait : est-ce que tu t’es posée la question de quitter Paris ?

Non, clairement pour l’instant, je pense que j’ai encore plein de choses à faire et à découvrir à Paris. J’ai aussi mon projet vintage avec La Razzia où tout se passe à Paris. Donc non je ne me suis même pas posé la question !

Alors quelles sont les questions que tu te poses ces jours-ci ?

Ça tourne autour de La Razzia, on se demande comment est-ce que ça peut se professionnaliser. Comment se réinventer pour proposer quelque chose de nouveau. On y travaille aujourd’hui et on espère pouvoir proposer un concept cool et novateur à l’issue du confinement.

Rendez-vous sur @larazziaparis et le compte d'Awa @wawasixc

Crédits :
Photos par Jeanne Damas
Video par Nicole Lily Rose

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